Screamer: la franchise va faire son retour après 30 ans

Je ne peux pas dire que je n’ai pas levé les yeux au ciel en lisant la description de Screamer sur Steam : « L’action à haute intensité et l’esthétique anime s’affrontent dans ce jeu de course arcade, avec des mécaniques de combat et une intrigue qui frappe fort. » Mais le nom, lui, ça me dit quelque chose.
Même les passionnés de jeux de course ne réalisent peut-être pas à quel point Milestone est présent dans le milieu depuis longtemps. L’histoire de ce développeur italien remonte à 1994. Et aujourd’hui, ils reviennent à leurs origines, du moins en ce qui concerne leur franchise phare.
Nous tenons toujours debout, Milestone et moi. Ils sont surtout connus pour leurs sorties annuelles de MotoGP ces temps-ci, mais ils se sont aussi occupés avec une ou deux productions supplémentaires chaque année. De la franchise WRC aux titres arcade estampillés comme Hot Wheels Unleashed (2021) et sa suite en 2023, leur portfolio est impressionnant.
À présent, la franchise la plus ancienne de Milestone revient sur le devant de la scène avec un mélange intéressant d’ancien et de nouveau sous la forme de Screamer, un jeu de course arcade aux allures d’anime et une rupture inattendue avec leurs productions précédentes. Je vais définitivement suivre ça avec intérêt, ne serait-ce que parce que le troisième opus de la série, Screamer Rally (1997), est un souvenir marquant pour moi, l’un des tout premiers jeux que j’aie jamais joués.
On dit qu’on n’oublie jamais sa première fois, mais je ne me souviens plus vraiment du jeu qui a déclenché mon amour pour le médium. Je me rappelle avoir joué au Prince of Persia original, à un jeu de puzzle oublié appelé Rings of the Magi, et au FPS horrifique Blood de Monolith, parmi les premiers jeux que j’ai lancés via des commandes DOS.
Screamer Rally faisait partie de ces premières expériences pour moi, et je l’ai même repris il y a quelques années, par nostalgie, car je n’avais jamais réussi à le terminer enfant. Quatre ligues de difficulté successive, avec des circuits supplémentaires et une IA plus rapide ajoutés au défi existant, ainsi qu’un système de contrôle réaliste qui vous forçait à déraper plus ou moins précisément dans les virages. Cette fois, j’ai gagné assez facilement.
Avec plusieurs types de revêtements, des voitures aux caractéristiques variées et de nombreuses options pour bidouiller sa voiture avant la course (indice : le désert de l’Arizona se conduit presque comme de la neige !), Screamer Rally reste une sacrée bonne surprise pour 1997.
Comme c’est souvent le cas avec les vieux jeux, c’est la bande-son qui traverse le mieux le temps, avec son mélange fascinant d’inspirations goa trance et acid trance, ce qui en fait une playlist idéale pour « oh non, une deadline approche, mieux vaut se concentrer sans avoir mal au ventre ».
Ne vous y trompez pas, le nouveau Screamer n’a rien à voir avec l’ancien. Mais sa simple existence a fait remonter de beaux souvenirs, et pour ça, je leur en suis reconnaissant.

