Les origines sombres de Spawn remontent à un chef-d’œuvre de science-fiction que personne n’attendait

Spawn, créé par Todd McFarlane, est l’un des personnages de comics indépendants les plus emblématiques de l’histoire, mais avant sa version définitive, il avait un visage bien différent. Récemment, McFarlane a révélé que ses premières inspirations pour Spawn puisaient largement dans… Star Wars.
Lors d’un entretien avec Popverse, il a évoqué « l’univers proto-Spawn » qu’il avait imaginé, et qui a finalement posé les bases de l’univers actuel du personnage. « J’avais écrit une histoire de 40 pages, mais elle se déroulait dans un cadre de science-fiction. En 1977, un petit film appelé Star Wars est sorti… », a-t-il expliqué. « Du coup, je me suis dit : « Bon, les gens aiment la SF. J’ai une idée, je vais la transposer dans l’espace. » »
Les origines de Spawn, d’abord inspirées par Star Wars
« La trame de base – un homme qui passe un pacte avec le diable et revient pour l’amour de sa vie – était déjà là », a-t-il ajouté. « À l’époque, je venais juste de commencer à fréquenter une charmante jeune femme prénommé Wanda… avec qui je suis heureux de dire que je suis toujours marié aujourd’hui, près de 50 ans plus tard. »
L’influence de Star Wars a même été plus large que prévu : le design du personnage était lui aussi très différent de celui que les fans connaissent aujourd’hui. « Sa palette de couleurs était bleue, bleue et noire », a révélé McFarlane.
« La raison ? Il évoluait dans l’espace. Ce sont des couleurs froides, non ? Plus tard, quand on s’est rapprochés de la version Image Comics, je me suis dit : « Ah, mais il vient de l’Enfer ! » […] S’il vient de l’Enfer, il devrait être rouge, non ? Une couleur classique pour le diable. »
Pour beaucoup de fans, il est aujourd’hui difficile d’imaginer Spawn dans autre chose que son design emblématique rouge et noir. La version finale de l’histoire repose sur Al Simmons, un tueur à gages de la CIA, assassiné par ses propres supérieurs. Il revient ensuite sous la forme du démoniaque Hellspawn, déchiré entre son humanité qui s’effrite et les guerres célestes entre le Ciel et l’Enfer.
Au fil des années, Spawn a donné lieu à de nombreuses séries dérivées et crossovers, avec des personnages comme Savage Dragon, Invincible, ou encore trois rencontres avec Batman. Ses aventures l’ont mené du Far West au XXIe siècle, bien qu’il soit souvent représenté seul, accompagné uniquement de ses compagnons démoniaques. Et pourtant, même cela aurait pu être différent.
« [Spawn] avait aussi un acolyte un peu ridicule dans mon histoire », a révélé McFarlane. « Il s’appelait Saul, et son nom de famille était Lami. Donc son nom complet était… Salami. Il était là pour lui dire : « Hé, on t’a roulé dans la farine ! » Je dirais que Salami a inspiré Clown, des années plus tard. Ce petit bonhomme qui, de temps en temps, essaie d’apporter un peu d’humour dans un monde pourtant très sombre. »
McFarlane : « L’histoire originale de Spawn était dans l’esprit du Surfer d’Argent »

Son inspiration Star Wars a aussi donné à Spawn un côté qui rappellera aux fans des Quatre Fantastiques : « N’oubliez pas, j’avais 16 ans », a-t-il expliqué à propos de son Spawn spatial et de son pacte avec le diable. « Il y avait un grand seigneur maléfique classique qui cherchait à conquérir des planètes. Spawn passe un marché avec lui, et on pourrait dire qu’il avait un côté… disons, style Surfer d’Argent. »
La prochaine aventure du personnage prendra la forme de Spawn ’77, une mini-série en trois parties dont l’histoire s’inspire de la vision initiale de McFarlane. Image Comics la décrit comme « une approche totalement nouvelle et captivante du personnage adoré des fans ».
Le premier numéro de Spawn ’77 sera disponible en librairie le 9 septembre.


