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Bethesda reviendra à son style « classique » avec Elder Scrolls 6

The Elder Scrolls 6, annoncé en 2018, est probablement le jeu le plus attendu de l’histoire de Bethesda. Ce serait un retour aux sources pour l’entreprise, qui a passé une grande partie des sept dernières années à travailler sur Fallout et Starfield, entre autres projets, reléguant progressivement sa franchise originale à l’arrière-plan.

Lors d’un récent entretien avec Kinda Funny Games, le directeur créatif de Bethesda, Todd Howard, a déclaré que le studio allait revenir à son « style classique », pour lequel la société est devenue célèbre. The Elder Scrolls est l’enfant chéri de Bethesda Game Studios, tandis que les autres jeux sur lesquels ils ont travaillé, comme Fallout 76 et Starfield, étaient selon lui des « détours créatifs ».

Ce style classique se caractérise par l’approche reconnaissable de Bethesda en matière d’éléments de RPG fantastique et, bien sûr, par l’utilisation du Creation Engine (dans une nouvelle version, évidemment). Bien que le jeu restera fidèle à ce que les fans attendent, il intégrera aussi « beaucoup d’innovations ».

Et c’est là que réside le cœur de ce sujet : Bethesda a énormément de travail pour innover si elle veut redonner à The Elder Scrolls cette magie d’antan.

Elder Scrolls

Avec le temps, Bethesda a progressivement adopté un style de RPG plus superficiel, plus accessible et moins complexe, privilégiant la quantité à la qualité. L’idée semble être que, tant que les joueurs ont des choses « à faire » dans un jeu, cela devrait suffire. Résultat : Skyrim, qui a abandonné les statistiques et toute forme de complexité dans la création de personnages au profit d’un système simplifié, éliminant ainsi un véritable système de classes.

Ce jeu regorgeait aussi de quêtes de récupération sans fin, de missions du type « allez là-bas et faites ceci », d’histoires rarement interconnectées, de quêtes secondaires déconnectées de la narration globale, ainsi que de chaînes de quêtes de factions qui ne tenaient pas compte des choix du personnage, pouvant même devenir contradictoires (comme rejoindre plusieurs factions simultanément).

Le jeu a presque entièrement supprimé la notion de rôles à jouer, restant un RPG de nom seulement.

Skyrim n’est pourtant pas le pire contrevenant, car les titres suivants de Bethesda ont accentué ces défauts. Mais après tout, Howard semble considérer ces jeux comme des « détours créatifs », alors je me référerai plutôt à leur dernier opus The Elder Scrolls.

Bien que cela me peine d’accepter le Creation Engine, je pense qu’on pourrait passer outre… à condition que Bethesda abandonne ces « aspects classiques » de sa philosophie de conception, sans parler des bugs et des problèmes techniques qui lui collent à la peau.

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