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Un autre site majeur de streaming d’anime a fermé ses portes

Les temps deviennent difficiles pour les fans d’anime souhaitant naviguer sur les flots de la piraterie : un autre site populaire, qui hébergeait de nombreux animes ainsi que d’autres contenus multimédias, a en effet décidé de cesser définitivement ses activités.

Selon TorrentFreak, les gestionnaires de Cineby — l’un des plus grands sites de streaming pirate au monde, avec plus de 160 millions de visites rien que le mois dernier — ont annoncé qu’il fermera ses portes le 26 août 2026. Les utilisateurs qui se rendent sur le site sont désormais accueillis par une annonce indiquant que le site, ainsi que tous ses serveurs, seront définitivement fermés après cette date, et que tous les comptes utilisateurs seront supprimés.

En plus du site principal, les plateformes affiliées Cineplay et Fmovies+ cesseront également leurs activités le même jour. Bien que les opérateurs n’aient pas donné de raison précise pour cette fermeture soudaine, cette décision intervient après une pression juridique et réglementaire croissante de la part des ayants droit.

Le géant du streaming illégal Cineby a fermé définitivement le 26 août

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Bien que Cineby ne soit pas exclusivement dédié à l’anime, la plateforme proposait une vaste bibliothèque de séries animées, incluant des franchises majeures et de longue date, ainsi que des diffusions saisonnières en cours, comme Re:Zero – Recommencer la vie dans un autre monde, Mushoku Tensei, ou encore des titres moins connus comme Goodbye, Lara. Des séries comme One Piece et Bleach figuraient d’ailleurs régulièrement en tête des tendances du site.

Outre son offre anime, la plateforme hébergeait des milliers de films et séries hollywoodiens non autorisés. Étant donné son envergure, il n’est pas surprenant que Cineby ait attiré l’attention des ayants droit internationaux, notamment celle des studios hollywoodiens et de la Motion Picture Association (MPA). Cette dernière avait déjà signalé Cineby dans un rapport adressé au Bureau du représentant américain au commerce (USTR), le classant comme l’une des opérations de piraterie les plus notoires, servant de guichet unique pour le streaming illégal.

Tout au long de l’année 2026, Cineby et ses domaines associés ont fait l’objet de multiples actions de répression internationales et de mesures de blocage. La plateforme a notamment été ciblée par :

  • l’injonction de blocage globale du Royaume-Uni,
  • une ordonnance de blocage élargie émise par la Cour fédérale du Canada, incluant des mesures préventives contre d’éventuels domaines successeurs.

En juillet, la Haute Cour de Delhi, en Inde, a ordonné aux fournisseurs d’accès à Internet et aux registraires de noms de domaine locaux de bloquer et suspendre quatre adresses web liées à Cineby. Bien que le site ait continué à fonctionner après ces décisions, ses opérateurs ont finalement choisi de mettre un terme à leurs activités de leur propre chef.

Cependant, la nature hydre de la piraterie numérique laisse présager que de nouveaux sites clones ne manqueront pas d’apparaître, ou que la plateforme pourrait se relancer sous un autre nom, comme cela a déjà été observé avec Aniwatch. Par ailleurs, les fans d’anime se tournent déjà vers d’autres plateformes illégales, comme Telegram, pour combler ce vide.

Quoi qu’il en soit, cette fermeture porte un nouveau coup dur à l’écosystème de la piraterie numérique, alors que les alternatives de streaming non autorisées pour les animes continuent de se raréfier. Riens qu’en 2026, des plateformes majeures de piraterie comme HiAnime, AnimeKai, AniGo et AnimeFLV ont été mises hors ligne, souvent à la suite d’actions juridiques coordonnées.

Les opérateurs de ces sites encourent par ailleurs des risques juridiques croissants, comme en témoigne l’arrestation récente des responsables de HiAnime. Alors que les ayants droit intensifient leur lutte contre la piraterie, il pourrait s’avérer judicieux pour les spectateurs de migrer vers des plateformes légales pour regarder leurs animes à l’avenir.

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